Un restaurant extraordinaire

Pierre-Henri
C’est quoi la Trisomie 21 ? Qui est concerné ? Les personnes touchées sont-elles capables de travailler comme nous ? Toutes les réponses à ces questions sont les fondamentaux de la démarche du Reflet. Restaurant extraordinaire, vous avez dit ? Et pourquoi pas !

 

Les personnes porteuses de trisomie 21 sont trop souvent mises à l’écart dans notre société. Le Reflet est un projet de restaurant qui emploiera ces personnes « extraordinaires ».

LA TRISOMIE 21, C’EST QUOI ?

La trisomie 21, ou syndrome de Down, n’est pas une maladie. C’est une malformation congénitale, due à la présence d’un chromosome supplémentaire sur la 21ème paire. Cette anomalie entraîne une déficience intellectuelle, plus ou moins marquée selon les individus. Le nombre de nouveaux cas par an est est quasiment le même dans tous les pays du monde. Ainsi en France, 65 000 personnes vivent avec une trisomie 21 et toutes les 24 heures, un bébé trisomique vient au monde*.

QUELLE EST LEUR CAPACITÉ DE TRAVAIL ?

Les compétences sont variables d’un individu à l’autre (qu’il soit trisomique ou non). Elles sont liées au capital génétique mais aussi à l’éducation, à l’apprentissage, à l’environnement et à la possibilité d’avoir un projet de vie accompagné. Dotées d’une grande capacité relationnelle, les personnes touchées par la trisomie ont besoin de plus d’attention que les autres, il faut les stimuler fréquemment, les encourager, le tout dans un environnement adapté.

Il faut donc anticiper. Par ailleurs, elles peuvent apprendre et progresser considérablement si on leur en donne le temps et les moyens. C’est pourquoi une personne trisomique est capable d’évoluer sur le plan des compétences professionnelles si elle bénéficie de conditions favorables.
De plus en plus de personnes atteintes de ce handicap obtiennent des diplômes (CAP, Bac, etc…) et tentent de s’intégrer au monde professionnel, à l’image d’Eléonore Laloux, auteur du livre « Triso et alors… ».

Comme Eléonore, de nombreuses personnes trisomiques ont déjà prouvé qu’il leur est possible de réussir à s’intégrer professionnellement et socialement dans des milieux ordinaires. En travaillant en amont avec l’équipe qui les reçoit et en ayant un suivi extérieur régulier, l’adaptation se fait généralement naturellement et ils deviennent souvent un élément clé de l’entreprise, tant pour leurs collègues, que pour les clients.

Pierre-Henri Masson, trisomique et cuisinier primé
Ce jeune homme atteint de trisomie 21, a remporté le premier prix de l’Assiette Gourm’Hand 2014. Pierre-Henri exerce sa passion au restaurant « Ô Pifaudais » de l’ESATCO de Quévert. Rencontre.

Il est donc temps de faire tomber les barrières et les préjugés : lorsqu’on leur donne le choix et les moyens de s’exprimer, ces jeunes ne demandent rien de plus que de vivre comme tout le monde.
Alors de quel droit déciderions-nous qu’être différent est une barrière pour vivre dans la société ?

*Sciences et Avenir, 21 mars 2014

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